Hokkaido...
... et nord de Honshu
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Le Kansai
Si le Kanto est bien la plus grande plaine de l’île principale de Honshu avec Tokyo et son agglomération, le Kansai est la 2ème en taille et n’a rien à envier en attractivité à sa grande sœur ! Avec une ville moderne et dynamique comme Osaka, le port de Kobe, les villes de culture et d’histoire de Kyoto et Nara, et le havre de paix et de spiritualité du Mont Koya.
Osaka
Moins chaotique que Tokyo, la capitale, et beaucoup plus abordable, Osaka, 2éme ville du Japon, offre aux visiteurs étrangers l’image d’une modernité à visage humain. La plupart des « grandes villes » japonaises n’ont à peu près rien à voir avec notre conception européenne de la ville. A Osaka, on a d’emblée une impression de familiarité ; mais c’est une familiarité étrangère. Cela tient au fait qu’Osaka est une ville qui s’est modernisée sous la tension de l’Occident mais qui ne s’est jamais véritablement occidentalisée. Son modèle de développement, voire de sur-développement, lui est propre. La ville japonaise - et Osaka pourrait en constituer une sorte d’archétype - obéit à deux principes d’organisation : la ville autour des nœuds de communication et la ville « sous le château », jôkamachi. En effet si on considère que le cœur de la ville d’Osaka est toute la partie circonscrite par la ligne de chemin de fer circulaire JR, on peut identifier deux grands centres villes, le nord (gare d’Umeda-Osaka) et le sud (gare de Namba) qui sont en fait deux grands nœuds ferroviaires où convergent de nombreuses lignes, complétés par un centre historique autour du château.
Osaka possède indéniablement un sens de la modernité, du renouveau, de la reconstruction qu’on pourrait opposer à notre idée de conservation du patrimoine. Une beauté un peu kitsch, née d’accumulation, née du désordre apparent, du foisonnement et de l’imbrication des formes, des couleurs et des signes (enseignes, publicités lumineuses…). La ville prend toute sa dimension la nuit magnifiée par les lumières électriques. La démesure de certaines constructions témoigne du rôle de centre économique majeur d’Osaka. La grande métropole est également fière de sa réputation de ville des gourmands – kuidaore no machi.
Mais Osaka, qui fut du 7e au 8e siècle capitale du Japon sous le nom de Naniwa, conserve aussi des vestiges de son passé glorieux et mouvementé comme son magnifique château - Osakajô, le temple bouddhiste de Tennôji, le sanctuaire de Sumiyoshi ou encore les bâtiments d’époque Meiji de Nakanoshima…
Enfin, avec son aéroport international bâti sur la mer, sa gare de Shinkansen, Osaka constitue une porte d’entrée sur toute la région et notamment sur les villes musées de Kyoto et Nara.
Kobe
Kobé fait presque partie de la banlieue d’Osaka, le réseau urbain est tellement dense dans la région que les 2 agglomérations se confondent. La ville de Kobé, victime d’un grand tremblement de terre en 1995, est intéressante à visiter car c’est l’une des plus occidentalisées du Japon de par son statut ancien de port de commerce. Son quartier chinois et son port futuriste sont également très appréciés par les touristes locaux et internationaux.
Que voir ? Le bord de mer, une promenade a été aménagée en bord de mer…Kobe Nankin machi, l’un des plus grands Chinatown du pays avec celui de Yokohama, Kitano Ijinkan Gai, le quartier des résidences occidentales.
Kyoto
Ancienne capitale impériale, Kyoto est aujourd’hui indéniablement la capitale de la culture ancienne du Japon. La ville est construite dans une cuvette et les collines sacrées qui l’entourent sont recouvertes de temples tous plus beaux les uns que les autres. Nous vous proposons une petite sélection des lieux de visite et de temples.
Le chemin des philosophes (Tetsugaku no michi)
Ce chemin de 2 km rejoint le Ginkakuji (Pavillon d’argent cf. ci-dessous) au pont Wakaoji. C’était la promenade de prédilection – et de réflexion – des grands penseurs. Maintenant, il est bordé de petits salons de thé traditionnels très agréables. Particulièrement superbe au printemps car la rivière qui longe la promenade est bordée de cerisiers.
Le quartier de Gion
C’est le quartier des geisha et des maiko (apprenties geisha). De nombreuses maisons de thé (okiya) sont installées sur Shinbashi-dori.
Le quartier de Pontocho
Sur les bords de la rivière Kamo, le quartier de Pontocho abrite de nombreux restaurants, certains avec terrasse et à tous les prix (du petit yakitori au restaurant réservé à certains). Très agréable et animé le soir.
Le château Nijô
Construit à l’époque du shogun Tokugawa, le château est magnifiquement orné, représentatif en cela de la culture florissante Momoyama.
Les villas impériales
Pour visiter les villas impériales, il vous faut demander l’autorisation préalable (une journée avant) au Imperial Household agency, près du Palais impérial (Imadegawa Station, Karasuma Line). Les visites sont obligatoirement guidées (4 par jour). Plusieurs villas sont ouvertes au public : la villa Katsura (1645) et la villa Shukaku-in (1655) sont les plus représentatives. La première est un bijou de simplicité et la seconde est plus grande et sophistiquée. Toutes deux sont constituées de plusieurs bâtiments et jardins.
Une sélection des temples les plus importants
Kyomizu-dera
Le temple construit sur pilotis (des troncs d’arbres centenaires) offre une vue spectaculaire sur la ville. Un petit restaurant de soba et udon est installé dans le temple. Le quartier Sannenzaka entourant le temple est très animé avec ses vieilles rues de magasins de souvenirs et de « », les spécialités de Kyoto.
Un exemple de temple et de jardin zen : le Daitoku-ji et le Ryoan-ji
C’est le jardin zen le plus célèbre dans le monde, le plus simple également.15 rochers sont posés dans un jardin de sable de 30m sur 10, entouré par un muret d’argile. Magnifique.
Le Pavillon d’or (Kinkaku-ji)
Ancienne villa transformée en temple zen, le Kinkaku-ji est célèbre pour son architecture et ses jardins. Mishima en a fait son sujet principal dans son roman Le pavillon d’or (Folio)
Et son pendant le Pavillon d’argent (Ginkaku-ji)
Egalement une villa transformée en temple (Jisho-in), dans un style simple et élégant caractéristique de la culture Higashiyama. Le jardin de sable est magnifique, représentant le Fuji-san.
Nara
Nara est une ville plein de charme, relativement préservée, que l’on peut visiter à pied. Capitale impériale avant Tokyo, elle offre dans son parc, son musée et sa vieille ville de nombreux trésors…
Nara Koen
Ce parc situé au centre de la ville regroupe la majorité des attractions de la ville : les biches qui y vivent en liberté bien sûr, mais aussi le Todai-Ji.
Le temple Todai-Ji
Le temple, inscrit au patrimoine de l’Unesco est l’un des plus anciens du Japon. Le bâtiment principal, Daibutsuden, est la plus grande structure en bois du monde et abrite la plus grande statue de Bouddha du Japon (15 m de haut).
Le Kofuku-ji
Datant du 8ème siècle et reconstruit au 15ème siècle, la pagode de 5 étages du Kofuku-ji est le symbole du parc de Nara. Le lac qui jouxte le temple rend la visite très agréable.
Le Kasuga Taisha-ji
Célèbre pour le chemin orné de 2000 lanternes de pierre qui mène au bâtiment principal, le Kasuga Taiha-ji est très coloré et abrite plus de 1000 lanternes en fer forgé. Si vous êtes à Nara les 14 et 15 août, ne manquez pas le festival Mantoro : toutes les lanternes sont allumées la nuit tombée.
Le parc Jin’en qui dépend du temple comporte plus de 300 expèces d’arbres et de plantes différentes.
La vieille ville de Nara
Le quartier de Nara-Machi regroupe des maisons de l’époque Edo et Meiji très bien préservées, certaines d’entre elles ont été transformées en musées, restaurants ou magasins. D’autres quartiers plus excentrés valent également un détour : Shinmachi-dori regroupe des maisons de l’époque Edo, la plus fameuse datant de 1607 ; le quartier Ouda, situé sur les bords de la rivière Uda est depuis l’époque des seigneurs Oda réputé pour les herbes médicinales et a préservé son architecture traditionnelle.
Koya-san, le Mont Koya
Une excursion « mystique » au départ de la gare Nankai Namba à Osaka, prendre la ligne Nankai jusqu’à la gare de Gokuraka-bashi. De la gare, prendre le téléphérique Nankai Koya-san. Le trajet complet dure une heure trente et coûte 1100 ¥.
Que voir ?
Koya-san abrite la tombe de Kobo Daishi, plus connu sous le nom de Kukai. Le moine Kukai créa au 9ème siècle le temple principal de la secte bouddhique Shingon à Koya-san. Des milliers de temples furent construits sur le montagne. Il en reste aujourd’hui 123, dont 53 abritent aujourd’hui des touristes pour la nuit.
Kongobu-ji
C’est le temple le plus important de la secte Shingon, fondé en 1593 par le shogun Hideyoshi (cf pages château) en l’honneur de sa mère. Reconstruit en 1863, le temple surprend par ses grandes dimensions, ses paravents de l’époque Momoyama et sa cuisine capable de nourrir des milliers de moine
(sigle yen) 350 ¥ l’entrée, avec thé et gâteau japonais
Le cimetière Okunoin
Ce cimetière situé à l’orée du village s’étend sur plusieurs kilomètres. Des milliers de tombes reposent à l’ombre de grands cyprès, créant une atmosphère sereine et surréelle. Le cimetière accueille les cendres des plus grands personnages historiques du Japon (Hideyoshi Toyotomi, Oda Nobunaga,…) et les grandes entreprises japonaises disposent de grandes tombes pour accueillir leurs employés et leur garantir une place auprès de Kukai, qui repose juste après le pont Mimyo-no-hashi.
Daimon (Porte de Koya-san)
Considéré comme la porte d’entrée à Koya-san, le site de Daimon permet les jours de beaux temps de voir jusqu’à Shikoku.
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Shikoku
Le pélerinage des 88 temples
Découvrez ce pélerinage dans le livre d'Anne Wilson "Le pélerinage des 88 temples".
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Kyushu
A découvrir : Nagasaki, Fukuoka, Beppu, Chiran, Ibutsuki
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Okinawa
Okinawa est une des îles de l’archipel des Ryûkyû qui comporte aussi l’ile de Kagoshima et qui se trouve entre l’île de Kyushu et Taiwan. Okinawa, c’est le rêve pour les amateurs de loisirs balnéaires avec une mer étale, bleu cyan, une eau à plus de 20 degrés et des plages de sable blanc immaculé...et enfin, pour les fans de plongée sous-marine, des récifs coralliens. Cela contraste fortement avec les plages de sable volcanique gris et l’océan Pacifique houleux de Honshu…La principale ville Naha n’est pas belle, les nombreuses bases militaires américaines qui s’y trouvent n’engagent pas à la visite. En revanche le château de Shuri vaut vraiment le détour car il est très différent des châteaux japonais et plus d’inspiration chinoise. Il est vrai que tout l’archipel a longtemps appartenu à une civilisation différente de la civilisation japonaise. Dans l’archipel, Iriomote et Miyako-jima sont très réputées pour leur beauté et la préservation de leurs paysages, il faut reconnaître que l’accès n’y est pas toujours aisé…
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Partir: Tous nos conseils pratiques
Y aller
3 compagnies aériennes proposent des vols directs pour le Japon au départ de Paris :
Japan Airlines, www.jal-europe.com/france
All Nippon Airways, www.anaskyweb.com/fr/f/index.html
Air France, www.airfrance.fr
Transports sur place
Nous vous conseillons de vous déplacer en train : c'est la solution la plus pratique (les régions sont bien désservies) et d'un bon rapport qualité-prix, notamment grâce aux pass de 7ou 14 jours.
Plein d'infos sur les pass sur le site (en français) www.japanrailpass.net
Plus d'infos sur le réseau JR au Japon sur le site en anglais www.japanrail.com
Pour préparer tous vos déplacements dans le pays, le site en anglais www.hyperdia.com/cgi-english/hyperWeb.cgi : tous les horaires en train (shinkansen ou trains locaux) et en avion, avec les différents tarifs.
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Voyager: Nos itinéraires type
A venir
N'oubliez pas nos deux guides de voyages :
Pour le Kansai : Osaka, Kyoto, Nara : une expérience japonaise
Pour le Kanto : Tokyo Itinéraires
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